Pour notre départ de Constanza, des popes sont montés
à bord du bateau pour bénir notre aventure. Cétait
un moment intense empreint de solennité. Les amiraux ont
souligné lampleur et la signification de ce quils
sapprêtaient à vivre, mettant laccent sur
le fait que, pour la première fois,
des militaires et des artistes sembarquaient ensemble dans
un voyage où les enjeux réunissaient un désir
dapporter des paroles de paix et de fraternité.
La musique militaire est venue saluer notre départ, puis
le Constanta sest arraché du quai dans un souffle dair.
Un souffle despérance.
Pour notre première prise de contact avec la Mer Noire, nous
avons essuyé une formidable tempête. Notre périple
commence comme celui de notre prédécesseur, Ulysse.