Marseille - France


Moment émouvant que l’arrivée du Constanta dans les eaux du port de Marseille. Il semblait attiré vers les quais par les sons étirés qu’un musicien faisait jaillir d’un étrange coquillage.
Image émouvante et inoubliable de la silhouette de Richard Martin sur laquelle passait le symbole de l’ombre de son bateau.
Le directeur du Théâtre Toursky monte à bord du Constanta, salué par les officiers et tous les membres de l’équipage. Il est bientôt rejoint par ses amis et des artistes. À ses côtés, il y a le maire du secteur, l’adjoint à la Culture, des conseillers régionaux et généraux, le consul et le ministre de la Culture et des Cultes Roumain, des députés européens et d’innombrables personnalités parmi la presse et les télévisions nationales.
Une équipe de Thalassa (FR3) doit s’embarquer pour faire un reportage sur l’Odyssée du Constanta.
Cinq jours de mistral épouvantable n’ont pas réussi à faire renoncer les artistes à leurs manifestations. Témoin un mémorable concert de piano en plein vent. Et puis des lectures, des conférences, des débats et des expositions.
Les rafales de vent ne sont pas parvenues à faire taire les comédiens de Catalina Buzoianu et sa pièce les Ulysses a été jouée dans la fureur d’Eole.
Au programme deux grands événements : Richard Martin et Armand Gatti, deux figures emblématiques du théâtre au service du droit humain, deux chantres de la révolte et de l’indignation, deux voix fortes de la poésie. Le premier donnant à entendre, dans le lieu mythique du Théâtre Toursky, des textes de son ami Léo Ferré en les faisant retentir de toute leur extraordinaire colère et de leur tendresse. Le second déclamant, dans les bourrasques du vent, son Manifeste des Archers du haut d’une tourelle de vigie du Constanta.